Faire baisser sa facture Ă©nergĂ©tique n’est plus un luxe mais une vraie nĂ©cessitĂ©. Alors que l’hiver s’intensifie, chaque foyer cherche Ă optimiser son confort sans alourdir sa consommation. DĂ©tail souvent nĂ©gligé : la gestion des volets joue un rĂ´le clĂ© dans la conservation de la chaleur. Fermer ses volets : un geste simple, certes, mais dont l’efficacitĂ© dĂ©pend beaucoup du moment choisi. Le phĂ©nomène est d’autant plus crucial que les prix du chauffage n’ont cessĂ© de grimper ces dernières annĂ©es, poussant Ă revoir ses habitudes et Ă traquer les dĂ©perditions, mĂŞme celles jugĂ©es anodines. Dans cette optique, il devient stratĂ©gique de comprendre Ă quelle heure exacte s’enclencher pour se prĂ©munir contre les pertes de chaleur tout en prĂ©servant son portefeuille. Le sujet dĂ©passe le simple rĂ©flexe : il s’agit d’une vĂ©ritable dĂ©marche d’optimisation de l’habitat, guidĂ©e par l’expĂ©rience terrain, le bon sens et l’envie de mieux vivre chez soi au quotidien.
En bref :
- Fermer ses volets au bon moment limite jusqu’à 60 % des pertes de chaleur par les fenêtres.
- L’horaire idéal varie selon la saison, l’orientation et la météo du jour.
- Un simple geste peut réduire la facture de chauffage sans investissement lourd.
- N’attendez pas la nuit noire : fermez dès la disparition du soleil ou le refroidissement sensible.
- Volets roulants, battants ou persiennes : chacun a ses avantages, surtout bien posés et entretenus.
- Des astuces pratiques existent pour adapter ce réflexe à la routine familiale.
Fermer ses volets pour conserver la chaleur : pourquoi ce geste est-il décisif ?
Lorsque la température extérieure chute, les fenêtres deviennent le point faible de l’isolation d’une maison. Même un double vitrage performant laisse passer une partie de la chaleur intérieure vers l’extérieur. Omettre de fermer ses volets revient à laisser une porte entrouverte quand on chauffe : le moindre courant d’air s’engouffre, et chaque euro dépensé en énergie risque de s’évaporer dans la nuit. Les études de l’ADEME soulignent que la part des déperditions par les vitres peut grimper jusqu’à 15 % du total, et ce chiffre grimpe jusqu’à 60 % si l’on néglige les barrières additionnelles comme les volets.
Au fil des années, le rôle protecteur des volets a parfois été sous-estimé, à tort. Loin de ne servir qu’à préserver l’intimité ou à se protéger contre l’effraction, ils s’avèrent de vrais remparts thermiques. Dès que le soleil cède la place à l’obscurité, le froid agit sur les surfaces vitrées qui refroidissent brutalement. Fermer les volets, c’est ajouter en un instant une lame d’air statique : une sorte de « couverture isolante » qui réduit sur le champ les échanges de température entre l’intérieur et l’extérieur. Résultat : la chaleur gagne du temps, et le besoin de relancer le chauffage diminue sensiblement.
Une routine bien orchestrée offre également un meilleur confort nocturne. Ceux qui ferment systématiquement leurs volets à la tombée du jour témoignent souvent d’une sensation de chaleur mieux maintenue durant la nuit, sans pour autant surconsommer. Par expérience, dans les maisons anciennes équipées seulement d’un simple vitrage ou de menuiseries bois, cette quantification s’accentue encore : oublier de fermer ses volets, c’est presque garantir un réveil avec des parois froides et de la condensation sur les vitres.
Chez les professionnels de la rénovation, ce détail fait l’objet de nombreux conseils en accompagnement énergétique. Dès qu’il s’agit de classer les leviers d’action « petit budget, grands effets », la gestion des volets arrive dans le trio de tête, aux côtés de l’ajustement du thermostat et de l’entretien régulier de la chaudière. D’autant que ce réflexe bénéficie à tous les profils de logements, des petits appartements citadins aux grandes maisons familiales, avec ou sans isolation renforcée.

Enfin, impossible de faire l’impasse sur la sécurité : fermer les volets protège aussi des effractions, particulièrement en période hivernale où les nuits rallongent, et où les opportunités se multiplient pour les cambrioleurs. Une raison supplémentaire de ne pas remettre ce geste à plus tard.
À quel moment précis fermer ses volets pour maximiser l’efficacité thermique ?
La plupart des propriétaires font l’erreur d’attendre la nuit noire pour baisser les volets. Pourtant, le bon timing se situe à un tournant bien précis : lorsque le soleil quitte la façade et que la lumière naturelle décline nettement, généralement dès la fin d’après-midi en hiver. C’est là que la température extérieure commence à baisser de façon significative et que les baies vitrées, jusqu’alors chauffées par les rayons, deviennent soudain des « ponts froids » très actifs.
En hiver, il suffit d’observer la température ressentie : dès que vous sentez un petit frisson près de la vitre, il est grand temps de fermer. Ce n’est pas un hasard si les recommandations officielles, notamment celles de l’ADEME, préconisent de ne pas attendre l’heure du coucher. Plus tôt les volets sont fermés quand le soleil se couche, plus la chaleur accumulée dans la maison reste à l’abri.
La règle peut sembler élémentaire, mais elle s’affine selon la configuration des lieux. Par exemple, l’orientation joue un rôle crucial : les fenêtres exposées à l’ouest, souvent baignées de soleil jusque vers 16-17h en hiver, peuvent rester ouvertes un peu plus tard que celles au nord ou à l’est, qui se refroidissent dès le début d’après-midi. En pratique, on conseille ce rituel : passer devant chaque fenêtre à la tombée du jour, évaluer la température, puis agir sans attendre.
| Orientation de la fenĂŞtre | Heure optimale de fermeture des volets (hiver) | Effet sur la conservation de chaleur |
|---|---|---|
| Nord | 15h30 – 16h30 | Limite rapidement les pertes de chaleur |
| Est | 16h00 – 17h00 | EmpĂŞche la maison de se refroidir en soirĂ©e |
| Sud | 17h00 – 18h00 | Profite pleinement du faible ensoleillement hivernal |
| Ouest | 17h30 – 18h30 | Retarde le plus possible la perte de chaleur accumulĂ©e |
L’ajustement tient aussi compte de la météo : en cas de grand froid ou de vent vif, il vaut mieux ne pas attendre que la température intérieure chute : anticipez. À l’inverse, lors d’une journée hivernale ensoleillée, laissez entrer la lumière le plus longtemps possible, car chaque rayon de soleil qui pénètre agit comme un chauffage naturel.
Avec ce genre d’habitude, on évite d’alourdir la facture énergétique tout en se sentant enveloppé dès le soir venu. Facile à intégrer dans la routine familiale, ce geste devient vite aussi naturel que d’éteindre les lumières.
Quelles erreurs éviter pour ne pas ruiner vos efforts d’isolation ?
Tous les efforts ne se valent pas : fermer ses volets à la va-vite ou en oubliant certains détails peut limiter, voire annuler, les bénéfices attendus sur le confort et sur la facture. Voici un tour d’horizon des erreurs classiques et des astuces pour ne plus tomber dans le piège.
1. Fermer trop tard ou trop tôt : Attendre que la maison soit déjà refroidie réduit l’utilité du geste. À l’inverse, fermer en pleine journée prive de lumière (et de chaleur gratuite) les pièces bien exposées. Il faut viser juste et s’adapter chaque jour aux conditions extérieures.
2. Se contenter des rideaux : Les rideaux, même épais, ne remplacent pas la barrière physique d’un volet bien ajusté. Ils offrent un complément, mais ne retiennent pas la chaleur avec la même efficacité. Pour une efficacité maximale, combinez rideaux et volets chaque soir.
3. Oublier l’entretien des volets : Des volets mal ajustés, à demi-brisés ou mal fixés laissent passer des courants d’air et détériorent l’isolation. Un simple tour de clé de temps en temps, un graissage des gonds et la vérification de l’étanchéité font la différence.
4. Négliger l’épaisseur ou le type de volet : Tous les modèles ne se valent pas. Les volets roulants à lames isolantes ou les panneaux à double paroi affichent de meilleures performances que les persiennes ajourées ou les anciens battants très minces. À la rénovation, privilégier des matériaux certifiés peut améliorer le score thermique du logement.
- Fermer trop tard après la tombée du jour.
- Laisser un volet ouvert “pour l’aération” et oublier de le fermer plus tard.
- Ne pas vérifier la fermeture complète (en particulier sur les volets roulants qui peuvent rester coincés à mi-course).
- Confondre volets de sécurité et volets isolants : le premier protège, le second limite le froid.
Exemple concret : Une famille du centre Bretagne a longtemps fermé ses volets vers 21h en hiver, croyant faire au mieux. En analysant la température de surface des vitres avec une caméra thermique, ils ont observé que la maison se refroidissait déjà dès 18h. En avançant leur routine de fermeture, la pièce principale a gagné jusqu’à 2°C en température moyenne sur la soirée, réduisant le recours au chauffage électrique.
Ce sont ces petits gestes, validĂ©s par l’expĂ©rience, qui font la diffĂ©rence sur une saison entière, et finissent par allĂ©ger sensiblement le budget Ă©nergie, tout en limitant l’usure prĂ©maturĂ©e du chauffage.
Optimiser la fermeture des volets selon les saisons, les pièces et le type de logement
Contrairement aux idées reçues, la gestion des volets ne se résume pas à la période hivernale. D’avril à octobre, l’enjeu évolue : l’objectif est alors de protéger le logement de la chaleur excessive pendant les pics estivaux. La règle change radicalement : on ferme les volets durant les plus fortes chaleurs (notamment en façade sud et ouest), pour éviter que la maison ne se transforme en fournaise dès le milieu de l’après-midi.
En été, une routine souvent efficace consiste à ouvrir grand tôt le matin pour faire entrer la fraîcheur, puis refermer dès que la température extérieure dépasse celle de la pièce. On laisse alors les volets, fenêtres et rideaux fermés jusqu’au retour du soir. Ce principe du “bunker thermique” permet de garder le frais à l’intérieur, un peu à la manière des vieilles maisons méridionales.
Chaque pièce peut nécessiter un ajustement : la cuisine, souvent plus chaude, peut rester entrouverte plus longtemps, tandis que les chambres bénéficieront d’une fermeture précoce pour éviter de surchauffer. Les chambres d’enfants ou les pièces orientées plein sud méritent une vigilance accrue, surtout lors des épisodes de canicule de plus en plus fréquents.
Quant au type de volets, les options ne manquent pas : volets battants, roulants, coulissants : chaque système a ses atouts et faiblesses selon la région, le climat et le budget. Les volets roulants motorisés, par exemple, facilitent la programmation, tandis que des modèles à lames orientables laissent entrer la lumière tout en maintenant une certaine protection thermique.
Pour aider à choisir la bonne stratégie, voici une synthèse pratique :
- Hiver : Fermer dès la fin d’ensoleillement, ouvrir au petit matin.
- Été : Garder fermé toute la journée en forte chaleur, ouvrir le soir ou tôt le matin.
- Inter-saison : Adapter selon variation météo, ouverture/fermeture variable.
La gestion fine des volets en fonction des périodes permet, à l’échelle de l’année, de limiter les dépenses liées à la climatisation comme au chauffage. En zone urbaine, fermer tôt limite aussi les nuisances sonores, un atout rarement cité mais bien apprécié.
Chaque foyer a sa méthode, mais il est utile de réviser ses habitudes au regard des évolutions de la météo et des innovations récentes en menuiserie.
Comment installer, entretenir et moderniser ses volets pour booster la performance énergétique ?
Le choix du modèle de volet influence fortement la capacité de la maison à résister aux écarts de température. Installer des volets performants, c’est investir dans le confort et faire fructifier son budget sur la durée. À l’achat, privilégier des produits labellisés ou dotés d’un bon indice d’isolation s’avère rentable : certains volets roulants avec mousse polyuréthane affichent un gain jusqu’à 2°C sur la température intérieure l’hiver, selon les fabricants.
Pour ceux qui disposent de volets anciens, il existe plusieurs solutions d’amélioration : pose de joints d’étanchéité, réparation des fissures, ou ajout de panneaux isolants amovibles côté intérieur en cas de vague de froid. Une pose correcte, bien alignée et sans jeu, est indispensable pour éviter les fuites d’air. Les dispositifs de sécurité (crémoins, barres anti-effraction) ne doivent jamais gêner la fermeture totale.
L’entretien se limite souvent à quelques gestes simples : vérifier la bonne fermeture, nettoyer les rails des volets roulants, dégraisser les paumelles. Un volet mal entretenu devient vite source de désagréments (grincements, blocages, courant d’air).
Pour faciliter ce rituel, certains investissent dans des commandes automatisées, voire des scénarios domotiques : à l’heure du coucher du soleil, les volets se ferment seuls, suivant la météo ou l’agenda familial. Ces solutions, de plus en plus accessibles, sont un appui efficace pour garantir la cohérence quotidienne du geste.
Voici un tableau comparatif pour choisir le type de volets selon ses besoins :
| Type de volets | Isolation thermique | Facilité d’utilisation | Prix (fourchette) |
|---|---|---|---|
| Battants bois | Bonne (si épais) | Moyenne | 200-500 € / fenêtre |
| Roulants PVC/Mousse | Très bonne | Élevée (motorisable) | 250-700 € / fenêtre |
| Persiennes métal | Faible (ajourées) | Facile | 100-300 € / fenêtre |
| Volets coulissants | Variable (dépend du matériau) | Bonne | 350-800 € / fenêtre |
En rénovation ou en neuf, il existe désormais des aides financières pour remplacer ou améliorer ses volets (crédits d’impôt, subventions locales). À surveiller : les labels RGE garantissant une pose conforme aux normes actuelles. Bien entretenus, vos volets feront économiser plusieurs centaines d’euros par saison sur la facture énergie, tout en augmentant la longévité du bâti et la valeur de l’habitation.
Fermer ses volets, est-ce utile même avec du triple vitrage ?
Oui, car le volet ajoute une barrière supplémentaire qui limite les pertes thermiques, même avec un vitrage très performant. Cela améliore encore le confort nocturne et diminue la condensation.
Existe-t-il des volets adaptés pour l’été comme pour l’hiver ?
Les volets roulants isolants ou à lames orientables s’adaptent aux deux saisons : fermés pour conserver la chaleur en hiver, entrouverts ou totalement fermés pour bloquer la chaleur en été.
Comment automatiser la fermeture de mes volets ?
Des solutions domotiques existent pour programmer la fermeture à l’heure du coucher du soleil ou en fonction de la température extérieure. Plusieurs options sont disponibles, de la commande par smartphone aux détecteurs de luminosité.
Que faire en cas de volet cassé ou mal ajusté ?
Réparez ou faites réparer rapidement : un volet inutilisable ou mal ajusté laisse passer air et froid. Entretenez et vérifiez régulièrement les ferrures, rails ou moteurs pour garantir l’efficacité.
Fermer ses volets le jour réduit-il vraiment la chaleur en été ?
Absolument : fermer les volets pendant les pics de chaleur évite que les rayons du soleil ne surchauffent l’intérieur. Il est conseillé d’ouvrir tôt ou tard le soir pour ventiler, et de garder volets et fenêtres fermés aux heures chaudes.

